Ce vendredi 3 avril, la quiétude de Leucate Village a été brusquement interrompue par un incident domestique qui aurait pu virer au drame. Dans une maison en travaux située rue des Vignerons, un incendie s’est déclaré en fin de matinée, parti d’un matelas en feu. Face aux flammes qui gagnaient rapidement du terrain, l’occupant des lieux, un homme d’une quarantaine d’années, a pris une décision risquée mais compréhensible : projeter le matelas enflammé par la fenêtre pour éviter que le feu ne se propage à l’ensemble de l’habitation. Ce geste désespéré lui a valu des brûlures légères aux avant-bras, nécessitant un transport d’urgence vers le centre hospitalier de Narbonne. L’intervention rapide des pompiers de Leucate, épaulés par leurs collègues de La Palme, ainsi que par la gendarmerie et la police municipale, a permis de circonscrire le sinistre avant qu’il ne dégénère. Cet événement rappelle la fragilité des habitations face au feu, surtout lorsque des travaux sont en cours, et souligne l’importance d’une réaction coordonnée entre les secours et les résidents. Dans l’Aude, département qui a connu par le passé des incendies d’une ampleur exceptionnelle, chaque départ de feu domestique ravive l’inquiétude collective et met en lumière les risques liés aux équipements de literie vétustes ou mal entretenus.

En bref :

  • Un incendie domestique s’est déclaré ce vendredi 3 avril dans une maison en travaux à Leucate Village, rue des Vignerons
  • Le feu est parti d’un matelas situé au deuxième étage de l’habitation
  • Un homme de 40 ans a tenté de sauver sa maison en jetant le matelas en flammes par la fenêtre
  • Il a été légèrement blessé aux avant-bras et transporté au centre hospitalier de Narbonne
  • Les pompiers de Leucate et de La Palme ont rapidement maîtrisé le sinistre
  • La gendarmerie et la police municipale ont sécurisé le périmètre
  • L’intervention coordonnée a évité une propagation plus importante du feu

Un départ de feu fulgurant dans une habitation en chantier

Les circonstances exactes qui ont conduit à l’embrasement du matelas demeurent floues, mais les témoins sur place ont évoqué une progression rapide des flammes. Dans une maison en travaux, les facteurs de risque se multiplient : matériaux inflammables entreposés, installations électriques provisoires, présence de poussières et de débris susceptibles d’alimenter un foyer. Le matelas, composé de mousses synthétiques et de textiles, constitue un combustible redoutable une fois enflammé. En quelques secondes seulement, un petit point d’ignition peut se transformer en brasier incontrôlable, dégageant une fumée dense et toxique qui rend toute tentative d’extinction manuelle extrêmement périlleuse.

L’occupant a d’abord tenté d’étouffer les flammes avec les moyens du bord, avant de réaliser que l’incendie prenait une ampleur dangereuse. La décision de projeter le matelas par la fenêtre, bien que risquée, témoigne d’un instinct de survie et d’une volonté de protéger le reste de l’habitation. Cette manœuvre, bien que non recommandée par les spécialistes de la sécurité incendie, a permis de contenir le foyer principal à l’extérieur du bâtiment, dans une cour centrale où les pompiers ont pu intervenir plus aisément. Cependant, le contact direct avec le matelas enflammé a causé des brûlures aux avant-bras, rappelant que toute manipulation d’un objet en feu expose à des blessures graves.

Les sapeurs-pompiers de Leucate, dirigés par leur chef de centre David Lara, ont démontré une efficacité remarquable. Leur connaissance du terrain et leur capacité à mobiliser rapidement des renforts ont joué un rôle déterminant dans la maîtrise du sinistre. Les équipes de La Palme, venues en appui, ont renforcé le dispositif en assurant la sécurité des bâtiments adjacents et en procédant à une ventilation complète des lieux pour évacuer les fumées résiduelles. La coordination avec les forces de l’ordre a permis de sécuriser le périmètre et d’éviter tout risque pour les riverains. Cette intervention illustre l’importance d’un maillage territorial dense en matière de secours, particulièrement dans les zones rurales ou semi-rurales où chaque minute compte.

Les dangers spécifiques liés aux incendies de literie

Les matelas représentent une source de danger souvent sous-estimée dans les habitations. Constitués de matériaux hautement inflammables tels que la mousse polyuréthane, le latex synthétique ou encore divers textiles traités, ils peuvent s’embraser en quelques instants lorsqu’ils sont exposés à une source de chaleur. Une cigarette mal éteinte, un court-circuit électrique, un radiateur d’appoint placé trop près, ou encore un fer à repasser oublié suffisent à déclencher un incendie potentiellement meurtrier. Les statistiques des services de secours montrent que les feux de literie figurent parmi les causes les plus fréquentes d’incendies domestiques, et qu’ils sont souvent à l’origine de décès par asphyxie avant même que les flammes n’atteignent les victimes.

La combustion d’un matelas génère des fumées particulièrement toxiques, riches en monoxyde de carbone et en composés chimiques irritants. Ces émanations peuvent rendre une pièce irrespirable en moins de deux minutes, laissant peu de temps pour évacuer ou tenter d’éteindre le feu. Les normes de sécurité imposent désormais des traitements ignifuges pour certains modèles, mais tous les matelas ne bénéficient pas de cette protection. De plus, le vieillissement des matériaux, l’usure des housses et l’accumulation de poussières peuvent réduire l’efficacité de ces traitements au fil des années. Il est donc essentiel de renouveler régulièrement sa literie, non seulement pour des raisons de confort et d’hygiène, mais aussi pour des motifs de sécurité.

Dans le cas de Leucate, le matelas se trouvait dans une maison en travaux, ce qui laisse supposer qu’il pouvait être ancien ou entreposé dans des conditions favorisant un départ de feu. Les chantiers de rénovation multiplient les risques : outils électriques, solvants, peintures, câbles provisoires, lampes halogènes… Autant d’éléments qui peuvent entrer en contact avec un matelas et provoquer un embrasement. Les professionnels du bâtiment insistent sur la nécessité de stocker les équipements de literie dans des zones dégagées, loin des sources de chaleur et des matériaux inflammables. Cet incident illustre parfaitement les conséquences d’une vigilance insuffisante dans un environnement à risque.

L’intervention des secours : une chaîne de compétences mobilisée

Dès l’alerte donnée, les sapeurs-pompiers de Leucate ont déployé un dispositif adapté à la situation. Leur première priorité a été de vérifier qu’aucune personne ne se trouvait encore à l’intérieur du bâtiment, puis de procéder à l’extinction du foyer principal. Le matelas, déjà projeté dans la cour centrale, facilitait l’accès et permettait d’utiliser les lances à incendie sans risquer de propager le feu à d’autres parties de la structure. Les pompiers ont également inspecté l’ensemble de l’habitation pour s’assurer qu’aucun autre départ de feu ne couvait dans les cloisons, les combles ou les gaines techniques. Cette phase de reconnaissance est cruciale pour éviter les reprises de feu, phénomène fréquent dans les incendies domestiques mal éteints.

Les renforts venus de La Palme ont permis de renforcer le dispositif en matière de ventilation et de surveillance. La fumée dégagée par le matelas en combustion s’était infiltrée dans plusieurs pièces, rendant l’air irrespirable. Les équipes ont donc procédé à une ventilation mécanique forcée, utilisant des extracteurs pour évacuer les fumées et permettre une inspection complète des lieux. Cette opération, bien que technique, fait partie des protocoles standards d’intervention et témoigne du professionnalisme des sapeurs-pompiers audois. La présence de la gendarmerie et de la police municipale a par ailleurs facilité la gestion des flux de circulation et rassuré les riverains, inquiets de voir les fumées s’élever au-dessus du village.

Le blessé, pris en charge rapidement par les secours, a bénéficié des premiers soins sur place avant d’être évacué vers le centre hospitalier de Narbonne. Ses brûlures, bien que légères, nécessitaient une évaluation médicale approfondie pour éviter tout risque d’infection ou de complication. Les pompiers ont procédé à un refroidissement immédiat des zones touchées, geste essentiel pour limiter la profondeur des brûlures et soulager la douleur. Ce type de blessure, bien que superficiel en apparence, peut parfois masquer des lésions plus profondes qui se révèlent dans les heures suivantes. L’homme a été placé sous surveillance médicale, et son état n’inspire heureusement pas d’inquiétude majeure.

La coordination entre les différents services d’urgence

Un incendie domestique, même de faible ampleur, mobilise une multitude d’acteurs dont la coordination est essentielle. Les pompiers, bien sûr, sont en première ligne, mais leur action doit s’articuler avec celle des forces de l’ordre, des services médicaux et parfois des services techniques municipaux. À Leucate, cette coordination a fonctionné de manière optimale, permettant une gestion efficace de la crise. La gendarmerie a sécurisé le périmètre, détourné la circulation et recueilli les premiers témoignages pour établir les circonstances de l’incident. La police municipale, quant à elle, a assuré le lien avec la population locale, informant les riverains et veillant à ce qu’aucun curieux ne s’approche trop près de la zone d’intervention.

Les services médicaux d’urgence, quoique moins visibles, jouent un rôle tout aussi crucial. Dans ce cas précis, l’équipe paramédicale a évalué la gravité des brûlures, administré les premiers soins et décidé du transfert vers l’hôpital. Cette décision, prise en quelques minutes, repose sur des protocoles rigoureux et une formation continue des personnels. Les pompiers, souvent également secouristes, sont en mesure de prodiguer les gestes de première urgence, mais le relais vers un centre hospitalier est indispensable pour les cas nécessitant un suivi médical spécialisé. À Narbonne, le service des urgences dispose d’une unité spécialisée dans la prise en charge des brûlures, ce qui garantit une continuité des soins de qualité.

Cette intervention met également en lumière l’importance de la prévention et de la formation des citoyens aux gestes qui sauvent. Si l’homme blessé avait disposé d’un extincteur à portée de main et savait comment l’utiliser, peut-être aurait-il pu maîtriser le feu sans avoir à jeter le matelas par la fenêtre. Les campagnes de sensibilisation menées par les pompiers visent précisément à éduquer le public sur ces questions. Elles insistent sur la nécessité d’équiper son logement de détecteurs de fumée, de connaître les numéros d’urgence et de ne jamais sous-estimer un départ de feu, même modeste. Dans l’Aude, où les incendies domestiques restent fréquents, ces messages de prévention sont plus que jamais d’actualité.

Les risques liés aux travaux de rénovation et à l’entreposage de matériaux

La rénovation d’une maison est une période propice aux incidents, car elle cumule de nombreux facteurs de risque. Les installations électriques temporaires, souvent bricolées à la hâte, peuvent présenter des défauts d’isolation ou de connexion susceptibles de provoquer des courts-circuits. Les outils électroportatifs, utilisés de manière intensive, chauffent et peuvent entrer en contact avec des matériaux inflammables. Les produits chimiques tels que les décapants, les diluants ou les colles dégagent des vapeurs toxiques et inflammables. Enfin, l’entreposage de meubles, de matelas et d’objets divers dans des espaces confinés ou mal ventilés crée un environnement où le moindre point d’ignition peut dégénérer en incendie majeur.

Dans le cas de Leucate, la présence d’un matelas au deuxième étage d’une maison en travaux suggère qu’il avait été déplacé pour libérer de l’espace, voire entreposé en attendant d’être évacué. Cette pratique, courante lors des chantiers, comporte des dangers si elle n’est pas encadrée par des mesures de sécurité strictes. Il est recommandé de stocker les matelas et autres équipements de literie dans des locaux extérieurs, à l’abri de l’humidité mais aussi des sources de chaleur. Les professionnels du bâtiment doivent veiller à ce que leurs chantiers respectent les normes de sécurité incendie, notamment en matière d’accès aux extincteurs, de signalisation des sorties de secours et de ventilation des espaces de travail.

Les artisans et les particuliers qui entreprennent des travaux doivent être conscients que chaque phase du chantier présente des risques spécifiques. La phase de démolition génère des poussières et des débris qui peuvent obstruer les issues de secours ou alimenter un feu. La phase d’installation électrique multiplie les risques de court-circuit. La phase de peinture et de finition introduit des solvants et des produits inflammables. Il est donc essentiel de compartimenter les zones de travail, de nettoyer régulièrement les locaux et de ne jamais laisser d’outils électriques branchés sans surveillance. Ces gestes simples peuvent sauver des vies et éviter des dégâts matériels considérables.

Comment sécuriser un chantier de rénovation face aux risques d’incendie

La mise en sécurité d’un chantier passe d’abord par une évaluation des risques, idéalement réalisée avant le début des travaux. Cette analyse doit identifier les sources potentielles d’ignition, les matériaux inflammables présents et les moyens de lutte contre l’incendie disponibles. Un plan de sécurité doit être élaboré, précisant les consignes à suivre en cas d’urgence, les numéros à contacter et les itinéraires d’évacuation. Ce plan doit être affiché de manière visible et communiqué à tous les intervenants, qu’il s’agisse de professionnels ou de bénévoles. La présence d’extincteurs adaptés aux différents types de feux (classe A pour les solides, classe B pour les liquides, classe C pour les gaz) est indispensable.

La gestion des installations électriques temporaires mérite une attention particulière. Les câbles doivent être protégés contre les chocs et l’usure, les rallonges doivent être dimensionnées pour supporter la charge demandée, et les tableaux électriques doivent être équipés de disjoncteurs différentiels. Il est fortement déconseillé d’utiliser des multiprises en cascade ou de brancher plusieurs appareils énergivores sur une même ligne. Les lampes halogènes, qui dégagent une chaleur intense, doivent être éloignées de tout matériau combustible et ne jamais être laissées allumées sans surveillance. Ces précautions, bien que basiques, sont souvent négligées, avec des conséquences parfois dramatiques.

Enfin, la formation des personnes présentes sur le chantier aux gestes de premiers secours et à l’utilisation des extincteurs constitue un investissement modeste mais crucial. Savoir comment réagir face à un début d’incendie, comment alerter les secours et comment évacuer en toute sécurité peut faire la différence entre un incident mineur et une catastrophe. Les chambres de métiers et les organismes de formation proposent régulièrement des sessions dédiées à la sécurité incendie, accessibles aux professionnels comme aux particuliers. Dans un contexte où les travaux de rénovation se multiplient, notamment sous l’impulsion des politiques d’amélioration de la performance énergétique des bâtiments, cette sensibilisation apparaît plus que jamais nécessaire.

Type de risque Source potentielle Mesure de prévention
Court-circuit électrique Câbles dénudés, rallonges surchargées Utiliser des installations conformes, vérifier régulièrement l’état du matériel
Combustion de matériaux Matelas, textiles, bois entreposés Stocker à l’écart des sources de chaleur, ventiler les locaux
Vapeurs inflammables Solvants, peintures, colles Utiliser dans des espaces bien ventilés, refermer les contenants
Outils électriques Surchauffe, étincelles Ne pas laisser branchés sans surveillance, respecter les temps de pause

Les gestes à adopter en cas d’incendie domestique

Face à un incendie, la rapidité de réaction est déterminante, mais elle doit s’accompagner d’une évaluation lucide de la situation. Si le feu vient de démarrer et reste de taille modeste, l’utilisation d’un extincteur ou d’une couverture anti-feu peut suffire à l’éteindre. Encore faut-il savoir manipuler ces équipements correctement : retirer la goupille de l’extincteur, viser la base des flammes, balayer de gauche à droite en se tenant à distance raisonnable. En revanche, si le feu a déjà pris de l’ampleur, que les fumées envahissent la pièce ou que l’accès à la sortie est compromis, il est impératif d’évacuer immédiatement et d’appeler les secours. Toute tentative héroïque peut se solder par des brûlures graves, voire par un décès par asphyxie.

L’occupant de la maison de Leucate a tenté de sauver son logement en jetant le matelas en flammes par la fenêtre. Ce geste, bien que compréhensible, comporte des dangers évidents : risque de propagation du feu à l’extérieur, risque de brûlures au contact du matelas, risque de chute si l’opération est réalisée depuis une hauteur importante. Les spécialistes recommandent de ne jamais manipuler un objet en feu à mains nues, même avec un tissu humide, car les températures atteintes peuvent dépasser plusieurs centaines de degrés. Si l’on dispose d’un extincteur, il est préférable de l’utiliser pour éteindre l’objet sur place, puis de le transporter à l’extérieur une fois les flammes maîtrisées. Si l’on ne dispose pas d’extincteur, il est plus sage d’évacuer et de laisser les pompiers intervenir.

L’évacuation doit se faire de manière organisée, en fermant les portes derrière soi pour ralentir la propagation du feu et des fumées. Il est essentiel de se baisser ou de ramper si la fumée est dense, car l’air respirable se trouve près du sol. Les fumées toxiques sont souvent la première cause de décès dans les incendies domestiques, avant même les brûlures. Une fois à l’extérieur, il ne faut jamais retourner chercher des objets ou des animaux, aussi précieux soient-ils, car chaque seconde compte et les conditions peuvent se dégrader très rapidement. L’appel aux secours doit être passé dès que possible, en précisant l’adresse exacte, la nature du feu et la présence éventuelle de personnes à l’intérieur. Les opérateurs du 18 ou du 112 sont formés pour guider les appelants et leur donner des consignes adaptées à la situation.

L’importance des détecteurs de fumée et des équipements de sécurité

Depuis plusieurs années, la législation impose l’installation de détecteurs de fumée dans tous les logements. Ces dispositifs, d’un coût modeste, peuvent sauver des vies en alertant les occupants dès les premiers signes d’un incendie, souvent pendant la nuit lorsque les sens sont moins en éveil. Un détecteur de fumée correctement installé et entretenu émet une alarme sonore puissante dès qu’il détecte des particules de combustion dans l’air. Cette alerte précoce laisse le temps d’évacuer, d’appeler les secours et parfois d’éteindre le feu avant qu’il ne prenne de l’ampleur. Les statistiques montrent que les logements équipés de détecteurs enregistrent un taux de mortalité par incendie bien inférieur à ceux qui en sont dépourvus.

Outre les détecteurs de fumée, d’autres équipements de sécurité méritent d’être installés dans les habitations. Les extincteurs portatifs, disponibles dans les magasins de bricolage, permettent de traiter les feux naissants. Les couvertures anti-feu, particulièrement utiles en cuisine, étouffent les flammes sans risquer de les propager. Les échelles de secours, pour les logements en étage, offrent une issue de secours alternative en cas d’incendie bloquant l’escalier principal. Tous ces équipements doivent être vérifiés régulièrement pour s’assurer qu’ils sont en état de fonctionnement. Un extincteur périmé ou une couverture mal rangée ne serviront à rien le jour où l’on en aura besoin.

La prévention passe également par des gestes simples au quotidien : ne jamais laisser une bougie allumée sans surveillance, éteindre les plaques de cuisson après usage, débrancher les appareils électriques non utilisés, vérifier l’état des installations électriques anciennes. Les matelas, en particulier, doivent être choisis avec soin. Certains modèles bénéficient de traitements ignifuges qui retardent considérablement la propagation des flammes. Des fabricants spécialisés proposent des matelas conformes aux normes de sécurité les plus strictes, garantissant non seulement un confort optimal mais aussi une sécurité accrue. Le remplacement régulier de la literie, tous les dix ans en moyenne, contribue à réduire les risques d’incendie tout en améliorant la qualité du sommeil.

Les enseignements à tirer de l’incident de Leucate

L’incendie de Leucate, bien que maîtrisé rapidement et sans conséquences dramatiques, offre plusieurs enseignements précieux. Il rappelle d’abord que les maisons en travaux sont des environnements à risque, où la vigilance doit être maximale. Les matériaux entreposés, les installations provisoires et le va-et-vient des intervenants multiplient les occasions de départ de feu. Les propriétaires et les artisans doivent intégrer la sécurité incendie dès la conception du chantier, en prévoyant des moyens de lutte contre le feu et en formant les personnes présentes aux consignes de base. Cette culture de la sécurité, déjà bien ancrée dans les grands chantiers industriels, doit se généraliser aux travaux domestiques.

L’intervention des pompiers de Leucate et de La Palme démontre par ailleurs l’efficacité d’un maillage territorial dense et d’une coordination fluide entre les différents services d’urgence. Dans les zones rurales ou semi-rurales, où les délais d’intervention peuvent être plus longs qu’en ville, cette organisation est vitale. Les centres de secours locaux, souvent composés de pompiers volontaires, jouent un rôle essentiel dans la protection des populations. Leur connaissance du terrain, leur disponibilité et leur professionnalisme méritent d’être salués et soutenus par les pouvoirs publics. Les investissements dans la formation, l’équipement et la modernisation des casernes sont autant de garanties pour la sécurité de tous.

Enfin, cet incident souligne l’importance de la prévention et de la sensibilisation du grand public. Trop souvent, les citoyens sous-estiment les risques liés aux incendies domestiques, persuadés que « cela n’arrive qu’aux autres ». Or, les statistiques montrent que chaque année en France, des milliers de personnes sont victimes de feux dans leur logement, avec des conséquences parfois mortelles. Les campagnes de communication menées par les pompiers, les assureurs et les pouvoirs publics doivent être amplifiées et ciblées, notamment auprès des populations les plus vulnérables : personnes âgées, familles nombreuses, occupants de logements vétustes. Dans l’Aude, département qui a connu des incendies particulièrement meurtriers ces dernières années, cette mobilisation est plus que jamais nécessaire.

Vers une meilleure culture de la sécurité incendie dans l’habitat

La sécurité incendie dans l’habitat ne peut se résumer à l’installation de quelques équipements réglementaires. Elle nécessite une véritable culture de la prévention, intégrant des comportements responsables au quotidien et une connaissance des gestes qui sauvent. Les écoles, les entreprises et les collectivités locales ont un rôle à jouer dans cette éducation. Des ateliers pratiques, des simulations d’évacuation et des démonstrations d’utilisation d’extincteurs devraient être proposés régulièrement à la population. Ces initiatives, souvent ludiques et interactives, permettent de démystifier la lutte contre le feu et de donner à chacun les clés pour réagir efficacement en cas d’urgence.

Les assureurs, de leur côté, pourraient encourager les bons comportements en proposant des réductions de primes pour les logements équipés de détecteurs de fumée, d’extincteurs et de systèmes d’extinction automatiques. Certains contrats d’assurance incluent déjà des services de prévention, avec des visites à domicile pour évaluer les risques et conseiller les assurés. Cette démarche proactive, encore trop rare, mériterait d’être généralisée. Elle permet non seulement de réduire le nombre de sinistres, mais aussi de limiter leur gravité lorsque qu’ils surviennent. Les économies réalisées profitent à tous : aux assurés, qui voient leurs cotisations diminuer, et aux assureurs, qui réduisent leurs indemnisations.

Enfin, l’évolution des normes de construction et de rénovation doit intégrer de manière plus systématique les enjeux de sécurité incendie. Les matériaux de construction, les isolants, les revêtements et les équipements électriques doivent répondre à des exigences strictes en matière de résistance au feu et de limitation de la toxicité des fumées. Les réglementations thermiques, qui visent à améliorer la performance énergétique des bâtiments, ne doivent pas se faire au détriment de la sécurité. L’isolation par l’intérieur, par exemple, peut favoriser la propagation des flammes si elle est réalisée avec des matériaux inadaptés. Les professionnels du bâtiment doivent être formés à ces enjeux et incités à privilégier des solutions techniques combinant efficacité énergétique et sécurité incendie.

Que faire si un matelas prend feu dans mon logement ?

En cas d’incendie d’un matelas, évacuez immédiatement les lieux si les flammes sont importantes et que la fumée envahit la pièce. Si le feu vient de démarrer, utilisez un extincteur en visant la base des flammes. Ne manipulez jamais un matelas en feu à mains nues. Fermez la porte de la pièce pour contenir le feu et appelez les secours (18 ou 112) dès que vous êtes en sécurité.

Quels sont les risques d’un incendie dans une maison en travaux ?

Les chantiers de rénovation multiplient les risques d’incendie : installations électriques provisoires, présence de matériaux inflammables, outils électriques, produits chimiques, poussières et débris. Il est essentiel de compartimenter les zones de travail, de disposer d’extincteurs adaptés, de ventiler les locaux et de former les intervenants aux consignes de sécurité.

Comment choisir un matelas sécurisé contre les incendies ?

Privilégiez les matelas bénéficiant de traitements ignifuges conformes aux normes en vigueur. Vérifiez les certifications du fabricant et optez pour des modèles récents, car les traitements perdent de leur efficacité avec le temps. Renouvelez votre literie tous les dix ans environ pour garantir à la fois confort et sécurité.

Les détecteurs de fumée sont-ils obligatoires dans tous les logements ?

Oui, la législation française impose l’installation d’au moins un détecteur de fumée dans chaque logement. Ce dispositif doit être installé de préférence dans les circulations ou les dégagements, à distance des sources de vapeur (cuisine, salle de bain). Il doit être vérifié régulièrement et la pile changée chaque année.

Que faire si l’on est blessé par des brûlures lors d’un incendie ?

En cas de brûlure, refroidissez immédiatement la zone touchée sous l’eau froide pendant au moins 15 minutes. Ne percez pas les cloques et n’appliquez aucun produit gras. Appelez les secours (15 ou 112) si la brûlure est étendue, profonde ou localisée sur le visage, les mains ou les articulations. Les pompiers prodigueront les premiers soins avant le transfert à l’hôpital.

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Avec 39 ans d'expérience dans le domaine de la literie, je suis passionné par le confort et la qualité du sommeil. Expert en conseils personnalisés, je m'engage à trouver la solution idéale pour chaque besoin afin d'améliorer votre bien-être nocturne.

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